Nous plaçons, cette année, notre procession pour les malades , sous le haut patronage de Sainte Faustine du Très Saint Sacrement
de la Congrégation des Sœurs de Notre Dame de la Miséricorde
Voici Quelques extraits de sa prière :
1590. Mon cœur m’attire là où mon Dieu est caché,
Où Il demeure nuit et jour avec nous
Sous l’apparence de la blanche Hostie,
Il dirige le monde entier, et est en relation avec les âmes.
Mon cœur m’attire là où mon Seigneur se cache,
Où est son Amour anéanti,
Mais mon cœur sent que là est l’eau vive,
C’est mon Dieu vivant, bien qu’un voile Le cache.
Jésus caché, gage glorieux de ma résurrection,
En Toi se concentre toute ma vie !.
C’est Toi, Eucharistie, qui me rend capable d’aimer .
355. Hostie Sainte, en Vous est contenu le testament de la Miséricorde divine pour nous, et spécialement pour les pauvres pécheurs.
Hostie Sainte, en Vous sont contenus le Corps et le Sang de Jésus, preuves de l’infinie Miséricorde envers nous et spécialement envers les pauvres pécheurs.
Hostie Sainte, notre unique espoir, dans toutes les souffrances et les contrariétés de la vie.
703. Je passe chaque moment libre aux pieds de Dieu caché. Il est mon Maître. Je Lui demande tout. Je Lui parle de tout. En Lui je puise force et lumière. Au pied du tabernacle, j’apprends
tout. Ici me viennent des lumières sur la façon d’agir avec le prochain. Depuis que j’ai quitté le noviciat, je me suis enfermée dans le tabernacle avec Jésus, mon Maître. Lui-même m’a attirée
dans ce foyer de l’amour vivant autour duquel tout se rassemble.
La miséricorde, soulignait Jean-Paul II, est plus forte que le péché et l’infidélité
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Rome, le 04 avril 2008 - (E.S.M.) - Mgr Albert-Marie de Monléon, Coordinateur national (France) de la rencontre (Congrès Mondial de la Divine
Miséricorde) nous livre quelques pensées sur la miséricorde qui est, dit il, chez l’homme, la plus haute des vertus procédant de la charité ; elle est la clé de toutes les œuvres de Dieu.
Il y a quelques mois, le Pape
Benoît XVI déclarait : “ A notre époque, l’humanité a besoin que soit proclamée avec force la Miséricorde de Dieu. “
Mais qu’est-ce que la miséricorde ? La miséricorde n’est ni un vague sentiment de compassion à l’égard de la souffrance et de la misère des hommes, ni une fausse indulgence cherchant à
faire table rase de l’injustice et du mal. La miséricorde est dans la volonté raisonnée et active de venir surmonter le mal physique et moral, d’imposer une limite au mal, le plus souvent en
prenant sur soi, si possible, ce qui en est la cause, ou, à tout le moins, en écartant le mal, comme dans la parabole du Bon Samaritain. La miséricorde est, chez l’homme, la plus haute des vertus
procédant de la charité ; elle est la clé de toutes les œuvres de Dieu.
Devant les graves déséquilibres du monde actuel, les souffrances et les violences de toutes sortes, l’obscurcissement des consciences, nous devons en appeler à la Miséricorde divine et
exercer nous-mêmes la miséricorde. “ Bienheureux les Miséricordieux “. Comme l’écrivait Jean Paul II : “ La limite imposée au mal, dont l’homme est l’auteur et la victime, est en définitive la
Divine Miséricorde. “ (Mémoire et identité, p.71)
Nous pouvons constater deux grands types de présence du mal dans le monde actuel.
C’est, d’une part, ce champ, malheureusement immense, du mal qui a pour origine la conduite humaine dévoyée, “ la perte des repères “ comme on dit, la conscience morale personnelle et
collective qui n’exerce plus son rôle de poursuite du bien et laisse se déchaîner le mal.
Mais c’est, d’autre part, un mal plus difficile à déceler et à identifier qui est précisément l’incapacité ou l’obscurcissement de l’intelligence et de la volonté à identifier le mal, à le
désigner comme mal. La miséricorde est, sur ce point, la recherche de la vérité et le témoignage miséricordieux et ferme de ce qu’elle est. Quant à la conduite humaine égarée, source de tant de
maux, le remède ne peut être que dans la repentance et le désir de se tourner à nouveau vers le bien. Mais par lui-même, l’homme laissé à ses seules forces ne le peut pas : il a besoin du secours
de Dieu qui l’appelle inlassablement et avec grande tendresse à revenir à Lui. Il a besoin de la Miséricorde divine.
La découverte de la miséricorde du Père, telle qu’elle se révèle dans la parabole de l’Enfant prodigue, permet de revenir vers lui avec confiance, de se repentir, de demander pardon dans la
découverte et la reconnaissance de son amour patient et doux. (cf. 1 Co 13,4). La miséricorde est l’un des moteurs les plus forts pour aider les hommes à se détourner du mal, à lui imposer une
limite, à réparer, à restaurer les injustices, les liens qui ont été brisés, à instaurer la paix.
Dans la Bible : “ la miséricorde signifie une puissance particulière de l’amour, qui est plus fort que le péché et l’infidélité." (Dieu riche en Miséricorde III, 4).
Dans le pardon et la réconciliation, la miséricorde est une puissante limite au mal car elle l’empêche de proliférer, la haine appelant la haine, l’injustice l’injustice, la violence la
violence. Le pardon et la miséricorde brisent cet enchaînement en rétablissant la vérité, la justice, le droit et la bonté.
La miséricorde de Dieu n’est limitée par rien, ni par l’ampleur et l’abîme du mal, ni par le nombre et la multitude des maux et des miséreux, ni par l’espace et le temps : “ Sa miséricorde
s’étend d’âge en âge ”. Elle n’est limitée que par le refus de l’accueillir.
“ Aucun péché de l’homme ne peut prévaloir sur cette force, ni la limiter. Du côté de l’homme, seul peut la limiter le manque de bonne volonté, le manque de promptitude dans la conversion
et la pénitence, c’est-à-dire l’obstination continuelle qui s’oppose à la grâce et à la vérité, spécialement face à la croix et à la résurrection du Christ. ” (DM XIII).
Enfin, l’Église - professant la miséricorde et lui demeurant toujours fidèle - “ a le droit et le devoir d’en appeler à la miséricorde de Dieu, de l’implorer en face de toutes les formes de
mal physique et moral, devant toutes les menaces qui s’appesantissent à l’horizon de la vie de l’humanité contemporaine.” (DM VII, 12).
Mgr Albert-Marie de Monléon, o.p.
Évêque de Meaux
Coordinateur national (France) de la rencontre
Sources : Congrès de la Miséricorde - E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 04.04.08 - T/Miséricorde
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David Moussu - Quelle est la pertinence du message de sainte Faustine aujourd'hui ?
Mgr Albert-Marie de Monléon - Sainte Faustine dit que la Miséricorde est le plus haut attribut de Dieu. Et en
même temps, elle rejoint la pastorale des gens les plus simples, des petits, par son message de confiance : « L'humanité ne trouvera pas la paix tant qu'elle ne se tournera pas avec confiance
vers ma miséricorde », écrit sœur Faustine dans son Petit Journal. Là où les plus hauts théologiens s'y abîment, le message de Faustine s'adresse aux gens simples qui peuvent se l'approprier
par ce message de confiance.
Un autre aspect du message de sainte Faustine qu'il ne faut pas oublier, c'est l'appel aux prêtres à être les
dispensateurs et les ministres de la Miséricorde par leur vie, leurs prédications, les sacrements...
La Miséricorde est au cœur du message chrétien. D'un point de vue théologique, pour saint Thomas d'Aquin, elle est
la plus haute des vertus et elle est la clé des œuvres de Dieu. Ce n'est donc pas nouveau en soi, mais elle a pris une acuité plus grande dans notre monde actuel avec la conjonction des
totalitarismes nazis et marxistes, les manifestations du Seigneur à sœur Faustine et le génie de Jean Paul II, qui ont contribué à la raviver.
David Moussu - Quelles retombées pastorales attendez-vous de ce congrès ?
Mgr Albert-Marie de Monléon - L'idée qui découle de ce congrès est de promouvoir la Miséricorde en France, de
la faire connaître, notamment sous son aspect pastoral. En ce sens, nous organisons le samedi 4 octobre, à Lyon, avec le cardinal Barbarin, une grande rencontre sur la Miséricorde autour de
deux axes : quelle pastorale de la Miséricorde ? (comment éveiller, en particulier, des familles, des jeunes, à la Miséricorde ?), et la dimension interreligieuse. L'un des intérêts de la
Miséricorde, c'est qu'elle permet de rejoindre, de manière très diversifiée bien entendu et pas sur le même plan, les autres croyants : les Églises d'Orient orthodoxes et catholiques (la
Miséricorde est un grand thème de la spiritualité orientale), mais aussi le judaïsme : le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob est un Dieu lent à la colère et plein de miséricorde, c'est tout
l'enseignement biblique. D'une autre manière, le Miséricordieux est un des grands noms de Dieu dans l'islam. La Miséricorde est une thématique très ouverte, très large.
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